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: Tout se joue dès la naissance
Si les dangers d’une consommation excessive de sel sont nombreux et avérés, des scientifiques sont d’avis que le mal peut être guéri à la racine.

Des chercheurs du Monell Chemical Senses Center de Philadelphie, aux Etats-Unis, viennent, en effet, de démontrer que l’introduction précoce du sel dans l’alimentation des nourrissons aurait un impact sur leurs habitudes de consommation, plus tard dans la vie. Ce qui, par ricochet, les exposerait aux maladies dues à l’excès de sel tels que l’hypertension artérielle, l’infarctus du myocarde ou encore l’accident vasculaire cérébral (Avc).

Selon les chercheurs qui ont mené cette étude, les plats préparés destinés aux nourrissons et vendus dans le commerce contiennent bien souvent du sel ajouté. Un goût immodéré pour le goût salé trouverait donc, selon eux, une partie de son origine dans la petite enfance.

Ainsi, soixante et un nourrissons âgés respectivement de deux et six mois, se sont vu proposer successivement trois biberons différents. Le premier était rempli d’eau pure, sans adjonction de sel. Le deuxième contenait 1% de sel, soit le taux habituellement constaté dans les potages au poulet vendus dans les surfaces commerciales. Le troisième, enfin, avait une teneur en sel de 2%, ce qui même pour un adulte, est un taux excessif.

Les résultats de la recherche ont, au total, démontré qu’à deux mois, les nourrissons ont en majorité rejeté les préparations salées. A six mois, en revanche, les chercheurs ont observé que les vingt-six nourrissons ayant été en contact régulier avec des biberons d’eau salée, ont marqué une préférence très nette pour les biberons au goût le plus salé. Autrement dit, les vingt-six nourrissons déjà « initiés » au sel ont préféré les biberons au goût plus relevé. Quant aux trente-cinq autres bébés dans l’alimentation desquels le sel n’avait pas été introduit, ils ont continué à rejeter les biberons d’eau très salés, même après six mois.

Par la suite, l’équipe de scientifiques est restée en contact avec les familles pendant quelques années. Il s’est alors avéré que sur les vingt-six bébés qui préféraient les liquides salés, douze (soit près de la moitié) se sont avérés plus enclins à ajouter du sel de table dans leur assiette.

Pour les scientifiques, ce constat est essentiel, puisqu’il permet de prévenir des milliers de décès par ans et l’économie de milliards de francs de frais médicaux.

Rappelons que l’Organisation mondiale de la Santé (Oms) a fixé à 6 grammes la consommation maximale de chlorure de sodium (sel) par jour et par personne. Car, pour réduire les risques de maladies cardiovasculaires, d’ostéoporose voire de certains cancers digestifs, il est important de ne pas dépasser cette limite.


Ghislaine ATTA

ghislaine.atta@fratmat.info

(Source : American Journal of Clinical Nutrition)

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